Un peu partout dans le monde, il y a plusieurs centaines d’années, les femmes et les hommes se sont mis à cuire des aliments en les faisant frire dans de l’huile. Et puis, peu à peu, ces cuisinières inventives et ces cuistots gourmands ont commencé à développer des panures pour rendre ces mets croustillants. Au Japon, cela a donné la tempura, plus légère que la pâte à beignets traditionnelle en Europe, et que Cali (Végétale Attitude) a reprise dans sa recette de tempura végane d’aubergine. Elle vous propose de les goûter avec une sauce crémeuse à l’ail, toute simple, faite de yaourt de soja épais, genre à la grecque, qu’elle mélange avec de l’aneth et une gousse d’ail écrasée. Mais c’est vraiment sa pâte à tempura qui mérite de retenir toute votre attention : une heure avant de frire votre aubergine coupée en languettes ou bâtonnets, vous préparerez cette pâte à tempura végane (donc sans l’habituel œuf de poule) en mélangeant dans de la bière blonde et au fouet : de la farine de blé, de l’origan séché et du zeste de citron. Vous pouvez ajouter un peu de sel dans cette pâte à beignets légère si vous n’avez pas envie de saler plus tard. Une fois le petit temps de repos passé, vous ferez chauffer un fond d’huile dans votre wok et, dès que c’est bien chaud (testez avec une boulette de pain trempée dans la pâte), cuisez vos tempuras d’aubergine cinq minutes chacune en les retournant et en les faisant quatre par quatre ou plus en fonction du diamètre de votre poêle.
Et pendant que vous y êtes à vous intéresser à cette recette de tempura d’aubergine : si vous avez de la sauge fraiche dans votre jardin ou en pot sur votre terrasse, prélevez-en une dizaine des plus grosses feuilles pour les tremper dans votre pâte à tempura et les faire frire en même temps que vos bâtonnets d’aubergine. Vous verrez, la tempura de sauge est un délice croustillant de saveurs troublantes, de parfums vraiment envoutants…