Il suffit souvent d’un bon condiment ou d’une chouette sauce pour se régaler de n’importe quel plat très ordinaire. Des pommes de terre cuites à la vapeur seront délicieuses avec une sauce crémeuse végane, un chutney viendra sublimer n’importe quelle purée un peu plate, et des légumes lactofermentés à la coréenne réchaufferont tous vos plats de leur saveur pimentée, hypra parfumée. Un pouvoir qu’illustre parfaitement cette recette de légumes lactofermentés façon kimchi, inspirée par un mets classique en provenance de Corée (du Nord et du Sud) et qui est le résultat de plusieurs millénaires de tradition culinaire. Parce que la fermentation a représenté pendant des siècles l’une des meilleures techniques de conservation des aliments. Et si Éva les petits plats ne le mentionne pas dans sa vidéo, nous ferons comme elle et nous ne vous énumèrerons donc pas les bienfaits nutritionnels de ce type de préparation, bourrrrrée (répétition de la lettre « r » pour marquer une insistance sur le verbe… nous ne nous sommes pas endormis sur cette touche du clavier) de probiotiques.
Pour cuisiner un bon kimchi maison, la vidéo de présentation qu’Éva a tournée de sa recette personnelle est parfaite pour vous y mettre tout de suite. Il vous faudra un chou chinois, ou un chou blanc classique (votre préparation se rapprochera visuellement de la choucroute que vous connaissez déjà), que vous n’émincerez finalement pas très finement, un peu comme vous le sentez. Éva y incorpore quelques carottes et deux blancs de poireau, des feuilles de coriandre, ainsi qu’un mix d’ail, gingembre, cébette, coriandre fraiche et piment en paillettes. À vous d’ajouter ou de supprimer tel ou tel ingrédient en fonction de votre expérience de la lactofermentation et de vos goûts. Au bout de trois jours votre bocal pourra être ouvert et vous pourrez commencer à accompagner vos plats avec votre kimchi que-vous-avez-fait-vous-même. Et ne vous dépêcher pas de finir le pot, il pourra se conserver quelques semaines sans souci...