La soupe au pistou est française, la minestrone au pesto est italienne, mais il s'agit bien là d'un plat identique : une soupe paysanne cuisinée avec des haricots secs (blancs ou rouges), quelques légumes cuits (la base indémodable d'une bonne soupe paysanne : céleri-branche et oignon), de l'ail parce que l'on est dans le Sud, des petites pâtes qui cuiront dans la soupe au dernier moment (ou à côté, comme ça, s'il vous en reste, vous referez cuire des coquillettes plutôt que vous retrouver avec des pâtes trop cuites dans votre soupe), et l'incontournable pesto de basilic, sensiblement identique au pistou provençal, qui ne contient ni pignons de pin ni parmesan dans sa version omnivore (du coup, j'ai miam.com, on parle plus facilement de « pistou », 100% végétal, que de « pesto », qui contient un peu de fromage d'animal). Pour cette recette, le paprika fumé sera de sortie : si c'est une épice que vous n'avez jamais utilisée ou même goutée, mettez-vous-y (ou mettez-y vous ?), cette épice est vraiment intéressante, à la fois charnue et aérienne, vous ne pourrez plus vous en passer, avec son léger goût fumé...
Bref, pardon pour cette introduction trop gourmande. Si cette recette de minestrone au pesto vous attire, vous appelle et vous fait déjà saliver, suivez les instructions de la fée Stéphanie, elle est une experte internationale en soupes paysannes !